Quelle belle semaine !
Quelle semaine pleine de rebondissements. Pour sa première participation à la Spi-Dauphine, La Spi-Dauphine a réussi à structurer sa démarche pour que tout se passe bien. Avec son lot de péripéties, la team MBA a su progresser et se préparer pour la prochaine édition de la spi-dauphine.
Le changement de bateau de drenière minute (cf page bateau) est certainement pour une grande part dans le classement final. Nous ne regrettons cependant pas ce choix: la sécurité de l'équipage passant bien-sûr devant la performance brute. Pour le prochain challenge, un bateau plus puissant sera loué pour que tout léquipage puisse se faire une place dans la première partie du classement.
Le défi MBA a su se faire remarquer tout au long de la semaine à travers sa bonne humeur et sa participation dans les activités à terre. Nul doute que tout les équipages se souviendront du bateau Son-video.com et nous attendront en 2004 dans le sud de la France.

Yannick à la barre

Thomas à la table à carte

Alexandre et Yannick
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Journal d'une aventure collective
La régate a commencé. Après un prologue sous une météo très agréable, les épreuves ont réellement pris leur rythme.
L'arrivée dans le port de Marseille donne le ton: un bateau accompagnateur nous indique le ponton. L'organisation est super efficace et très serviable. Un ponton est réservé aux concurrents. Chacun se prépare. L'ambiance est chaleureuse.
Dès le matin, le beau temps est de la partie. Bien-sûr, les marchands de sardines barrent l'accès au ponton... On est à Marseille.
Des conditions météo difficiles
13 avril
Après une mise au point des tactiques, le bateau de l'équipe du MBA repart en mer pour participer aux 2 régates de dimanche. Le vent, inexistant en début de journée, laisse rapidement place à un souffle soutenu. Avec un vent qui forcit sans cesse, les manoeuvres deviennent de plus en plus délicates. La journée se termine ainsi avec un vent de force 5, et des rafales à 6.
La première régate a démarré très vite... Trop vite pour aligner correctement le bateau. Par la suite, tous les efforts se sont concentrés pour rattraper le retard initial. Le classement, 32ème sur 38, étant finalement inespéré. Le moral des troupes, toujours au beau fixe, la 2e régate a été entamée avec une option audacieuse : partir vers la côte. Cette décision s'est révélée payante puisque nous étions alors 22e au classement général, et 2nd de la série "croisière" (la nôtre). Hélas, le vent trop fort a fini par déchirer notre génois, nous obligeant à abandonner et à rentrer au port pour réparer.
Lundi 14 avril
La régate côtière, initialement prévue de Marseille à Saint-Mandrier, soit 50 miles nautiques, est annulée pour cause d'avis de grand vent. Le Comité d'organisation de la course décide donc un convoyage général de la flotte.
Juste après le départ, aux alentours de 9h30, le Mistral se lève, soufflant d'Est et de Sud-est, et oblige les bateaux à tirer de nombreux bords. Le vent est alors de force 8. Il est dès lors très pénible d'avancer avec 35 à 40 noeuds de vent de face.
En raison de ces conditions météorologiques, la flotte se sépare pour s'étaler sur 80km de côtes. Une dizaine de bateaux font alors demi-tour vers Marseille pour réparer les cassures, tandis qu'une dizaine optent pour la baie de Cassis ou poussent jusqu'à La Ciotat. Quelques téméraires parviennent même à l'île des Embiez.
La dégradation constante de la météo amène le Comité d'organisation à fixer un nouvel objectif: L'île des Embiez. En effet, le Cap Sicié subit au même moment un vent de force 10 avec des creux de 5m !
Après 3h30 de navigation dans cette petite tempête, l'équipage du MBA Institute décide de rejoindre La Ciotat, à mi-chemin entre Marseille et Saint Mandriez. Le risque est trop grand pour aller plus loin.
Enfin, après une douche chaude et quelques réparations, les équipages de la Spi-Dauphine, ayant mouillé avec nous dans ce port, se retrouvent pour échanger leurs impressions et évacuer le stress. Demain, il faudra atteindre l'Ile des Embiez avant la fin de la journée... avec des prévisions météorologiques encore pires.
Mardi 15 avril
Le vent est de force 10... On reste au port, scrutant la météo à la capitainerie. Une accalmie (force 6) dans l'après-midi donne quelques espoirs... mais elle ne dure que 20 minutes. Nous en profitons pour faire des réparations. Demain il faudra se lever tôt pour être à l'heure au départ de la régate à Saint Mandriez à 14H.
Mercredi 16 avril
Après 2 jours passés à La Ciotat, lobjectif est de rejoindre la flotte sur l'île des Embiez, pour le départ de la régate qui doit avoir lieu vers 14h. Pour cela, léquipage composé de Yannick, Thomas Page-Lecuyer, Thomas Voyer, David, Sandrine et Alexandre, se met en route vers 10h. Le vent souffle toujours à 26 nuds (force 6), obligeant ainsi léquipage à manoeuvrer avec précision. Ainsi, après 3h de navigation face au vent, la team MBA réussit à atteindre les Embiez, et à participer ainsi aux différentes régates de laprès-midi.
Cependant, cette journée va s'avérer très difficile pour lensemble de la flotte. En effet, au moment même où le bateau du MBA Institute sort du port pour se préparer à la course, léquipage de lISCOM rentre en catastrophe car la skippeuse vient de recevoir la baume dans la tête et est complètement sonnée. Léquipe de lISCOM demande alors laide de l'équipe du MBA pour accoster sans difficulté dans le port des Embiez, très exposé au vent et aux courants. La team du MBA Institute aide donc cet équipage et arrive en retard à la première régate. Face à ce contretemps, le skipper décide de participer à cette régate en tant quentraînement.
Mais cette régate réserve dautres surprises. Tout d'abord, léquipage du Défi IUP Antibes casse létai de son bateau et doit abandonner. C'est ensuite au tour du bateau "Commissariat de la marine", dont l'un des équipiers tombe à leau. Le Jod 35 de la team Supaéro décide alors dabandonner la course pour aller laider. C'est ensuite un plaisancier en panne de moteur qui oblige de nombreux bateaux à manoeuvrer avant dêtre secouru par un bateau accompagnateur. Enfin, à la première bouée, le Dufour 38 du défi MBA, victime de courants violents et déventé par un concurrent, touche la bouée, qui saccroche dans la safran. Le bateau traîne ainsi la bouée et ne sen décroche que 200 mètres plus loin. Ce bateau entraîne la disqualification du défi MBA et de 5 autres équipages qui n'ont pu passer la bouée déplacée.
Après cette régate hécatombe, une nouvelle course a lieu malgré un vent de force 4,5. Après un bon départ et une course tout à fait correcte et sans erreur, le défi MBA se place à la 31ème place sur 36, victime du poids de son bateau (9 tonnes).
Jeudi 17
Après 3 jours de gros vents, le temps change totalement, laissant place au pétole (absence totale de vent). Le soleil tape et la mer ressemble à un véritable miroir. Difficile dans ces conditions de démarrer une régate. Néanmoins, le comité de course décide de lancer les régates. Les équipages se rendent donc sur le plan deau vers 10h, dans l'espoir que le vent souffle un peu. Les bateaux attendent ainsi presque 3 heures pour démarrer. La course du jour est la "dolphins dance", une régate en binôme, une course de relais en triangle. Le MBA se joint à léquipage de lIUP sport ANTIBES (naviguant sur un FIRST 36.7). Après 4h30 de relais en triangle sous un vent de force 1 à 2, la team MBA-IUP se place 13ème binôme sur 18 (soit à la 25ème place du classement général)... Un score plus quhonorable avec un Dufour 38, mais qui est, en très grosse partie, acquis par la performance du défi IUP.

Vendredi 18
Vendredi est exactement la même journée que la veille, mais les régates sont sur un parcours banane classique, en monôme. La première régate est difficile, avec peu de vent, peu de manoeuvres, et une vitesse de 2 noeuds. Le MBA se place à la 31ème place sur 33, en 3h de régate. La seconde régate est encore plus difficile, avec une absence totale de vent (la vitesse du bateau est de 0,25 noeuds) et tous les bateaux sont immobiles sur leau. Quelques équipiers décident même de se baigner, et de battre des pieds à larrière du bateau pour avancer (et ça marche!) Le comité décide alors dinterrompre la régate pour permettre aux équipiers de se reposer à terre et de festoyer après une journée très ennuyante.

Samedi 19
Aujourd'hui, c'est la dernière journée. La pluie tombe et le vent se lève, les équipages commencent à manoeuvrer en parfaite osmose. Le niveau de compétition est très élevé, avec un vent de force 4. Le défi MBA, mené de main de maître par Yannick, réussit de brillants départs dans les 2 régates (dans les 5 premières positions.) Les manoeuvres sont bonnes et léquipage réalise 2 régates quasiment parfaites. Néanmoins, les autres bateaux réalisent de belles performances grâce à leurs bateaux, beaucoup plus rapides, fins et efficaces. Ainsi, le MBA se place à l'issue de cette journée à la 32ème place dans les 2 régates.
Dimanche 20/04
Convoyage du bateau avec Yannick , Thomas, et Sarah (une personne ayant la gentillesse de venir nous aider à convoyer le bateau). Nous ne sommes pas trop de 3 pour aller à Toulon avec un vent de force 7 et des creux de 3 mètres au Cap CISSIE !
Il aura fallu 4 heures pour emmener le bateau à Port Pin Rolland! En conséquence, nous ratons le train et passons une nuit supplémentaire à Toulon avant de rejoindre Paris le lendemain matin.
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